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TÊTES D'AFFICHE

TÊTES D'AFFICHE

L’expérience d’Alexandra Bordeleau, candidate à l’exercice de la profession infirmière (CEPI) aux soins intensifs de Trois-Rivières

Au temps de la COVID-19

L’arrivée en tant que nouvelle CEPI est déjà difficile. Tu sors de l’école et tu es lancée dans le grand bain de la profession infirmière. Tu as beaucoup d’attente et tu cogites. Le stress était déjà présent, bien avant la COVID-19, mais celui-ci s’est décuplé de façon exponentielle. Que ferais-je, moi la nouvelle qui ne connaît rien, en temps de pandémie? Serais-je un poids pour mes collègues? Les réponses sont venues dès ma journée d’accueil. J’ai vu dans les yeux de mes collègues leur plaisir de m’accueillir et combien les besoins étaient grands dans ce milieu.

Je n’ai pas travaillé avec des cas de la zone tiède ou chaude, mais j’ai observé mes collègues. Une unité condamnée pour être affectée à cette maladie. Les infirmières qui doivent manger dans des pièces séparées et porter la blouse, les gants, le chapeau et le N95 toute la journée. J’ai vu aussi les directives évoluer de jour en jour, soit N95 une journée et une autre norme le lendemain. J’ai commencé fin mai et j’ai déjà eu trois fit tests, car il manquait de N95 testés. J’ai vu tout le personnel infirmier arriver à l’unité, changer de vêtements pour mettre les uniformes fournis, les lunettes et les masques pour travailler. J’ai vu mes collègues suer et les lunettes s’embuer. Toutefois, ce que je n’ai pas vu, c’est le sourire quitter leur visage et leur désir d’aider leurs patients s’envoler. Jour après jour, l’entraide était de mise pour garder nos patients en sécurité. Car voilà la base de notre métier, et ce, COVID-19 ou pas.

Alexandra Bordeleau, candidate à l’exercice de la profession infirmière (CEPI)

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